Location court terme : Québec resserre encore, Montréal restreint les zones
De nouvelles règles sur l'hébergement touristique entrent en vigueur en avril et septembre 2026 — numéro d'enregistrement obligatoire jusque sur les réseaux sociaux, sanctions jusqu'à 25 000 $. À Montréal, la location de courte durée est désormais interdite dans plusieurs zones et immeubles.
Depuis 2023, toute location de moins de 31 jours exige un certificat d'enregistrement de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ), à afficher et à inscrire dans les annonces. Le gouvernement resserre encore : de nouvelles obligations entrent en vigueur les 9 avril et 1er septembre 2026, dont l'affichage du numéro d'enregistrement sur les réseaux sociaux, avec des sanctions pouvant atteindre 25 000 $. À Montréal, la location court terme est interdite dans plusieurs secteurs et types d'immeubles.
Ce qui s’est passé
Le ministère du Tourisme a annoncé le 25 mars 2026 des modifications au Règlement sur l'hébergement touristique, en deux vagues (9 avril et 1er septembre 2026). Le taux de conformité des offres affichées à la fois sur Airbnb et Vrbo est passé de 34,5 % en 2022 à 87,6 % en 2025. À Montréal, la location court terme est interdite dans les immeubles de six logements et plus (sauf zone autorisée ou unité occupée par le propriétaire), et la location d'une résidence principale est interdite à Lachine, Saint-Laurent et Saint-Léonard.
Pourquoi ça compte
Chaque logement transformé en location touristique est un logement retiré du marché locatif à long terme — un enjeu direct en pleine crise. Le resserrement vise à concilier tourisme, revenus des propriétaires et protection du parc locatif. Pour les hôtes, les règles d'enregistrement, de zonage et de copropriété se cumulent.
Ce qu’on sait
- Confirmé
Un certificat d'enregistrement de la CITQ est requis pour toute location de moins de 31 jours.
- Confirmé
De nouvelles obligations entrent en vigueur les 9 avril et 1er septembre 2026.
- Confirmé
Les sanctions peuvent atteindre 25 000 $.
- Confirmé
Montréal interdit la location court terme dans plusieurs zones et immeubles.
Ce qu’on ne sait pas
Le numéro ou l'intitulé exact de la loi encadrant l'hébergement touristique (sources variables).
Le nombre de logements effectivement remis sur le marché locatif grâce au resserrement.
- Non confirmé
L'ampleur des droits acquis (exploitants de 6 ans et plus) dans les zones nouvellement interdites.
Qui dit quoi
| Acteur | Ce qu’ils disent | Ce que montrent les documents | Certitude |
|---|---|---|---|
| Québec (Tourisme) | Resserrer pour contrer l'hébergement illégal. | La conformité est passée de 34,5 % à 87,6 % depuis 2022. | Non confirmé |
| Ville de Montréal | Restreindre les zones pour protéger le logement. | Interdiction dans les immeubles de 6 logements et plus, hors zones autorisées. | Non confirmé |
| Exploitants / hôtes | Des droits acquis existent pour les plus anciens. | Les obligations d'enregistrement et de zonage se cumulent. | Non confirmé |
Les sources
« Ce que les nouvelles règles de 2026 changent »
Dates d'entrée en vigueur, réseaux sociaux, conformité.
Hébergement touristique à court terme
Zones et immeubles interdits.
Resserrement de la réglementation à Montréal
Certificat CITQ, régime d'enregistrement.
À surveiller
- L’entrée en vigueur des obligations du 1er septembre 20261er septembre 2026 · 1 septembre 2026
- L’effet du resserrement sur le marché locatif montréalais
- L’application des sanctions par les autorités